Insertion socio-économique
Ghana: des femmes vulnérables formées à l'artisanat
15.07.2026, 12:01
Au Ghana, une cinquantaine de femmes vulnérables, dont des personnes en situation de handicap et des migrantes de retour, ont bénéficié d’une formation intensive aux métiers de la fabrication de perles à Sunyani (centre), en vue de favoriser leur insertion socio-économique et leur autonomisation financière. Cette initiative est portée par le Global Youth Innovation Center (GYIC), une ONG ghanéenne à but non lucratif qui œuvre à l’autonomisation des jeunes et des groupes vulnérables, notamment à travers des programmes de formation inclusifs.
Selon le GYIC, la formation a permis aux bénéficiaires de maîtriser l’art de transformer des perles locales brutes en produits à forte valeur ajoutée et commercialisables, notamment des colliers et boucles d’oreilles raffinés, des sandales ornées de perles mêlant culture locale et mode du quotidien, ainsi que des porte-clés personnalisés. Ces articles, alliant savoir-faire traditionnel et design contemporain, devraient permettre aux bénéficiaires de développer des activités génératrices de revenus dans la région de Sunyani et ses environs.
« Soutien aux prestataires de formation locale au Ghana »
La formation s’inscrit dans le cadre du projet « Soutien aux prestataires de formation locale au Ghana » (« Support for Local Training Providers in Ghana », SLTPG), mandaté par le ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement (BMZ).
D’une durée d’un an (du 1er novembre 2025 au 30 octobre 2026), ce projet subventionne et accompagne des prestataires de formation qualifiés afin de favoriser l’insertion des migrants ghanéens de retour et des groupes vulnérables, notamment les personnes en situation de handicap. Ces populations rencontrent en effet des obstacles persistants à l’accès à l’emploi, liés notamment au manque de compétences, aux barrières linguistiques et à des qualifications inadaptées, limitant leurs perspectives d’insertion durable sur le marché du travail.
Cofinancé par le BMZ et l’Union européenne (UE), le projet SLTPG est mis en œuvre par la Fondation allemande des caisses d’épargne pour la coopération internationale (DSIK), sous la supervision de l’Agence allemande de coopération internationale (GIZ).