Réintégration de migrants
Le Ghana élargit l'accès au TVET aux migrants de retour
18.06.2026, 07:08
Au Ghana, l'accès à une formation professionnelle certifiée a été élargi aux migrants de retour au pays, grâce à une initiative destinée à renforcer leur insertion socio-économique et à favoriser une réintégration durable. Un protocole d’accord en ce sens a été signé entre l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) et le Service ghanéen de l'enseignement et de la formation techniques et professionnels (TVET). Selon l’OIM, cette initiative repose sur un constat simple : sans certification reconnue, les compétences acquises débouchent rarement sur un emploi stable.
Dans une première phase, le projet devrait bénéficier à une centaine de personnes. Aux termes de l’accord, le service TVET assurera les formations techniques et professionnelles, les modules de compétences transversales ainsi que la délivrance d’une accréditation nationale reconnue.
L’OIM prendra en charge l’identification des bénéficiaires, les supports pédagogiques et les kits de démarrage. Elle veillera également à l’inscription de chaque participant dans la base de données nationale du TVET, une démarche qui leur ouvrira l’accès à un accompagnement technique continu et à des réseaux professionnels.
Formation professionnelle : une priorité pour les migrants de retour
Au-delà de la formation, le partenariat entend promouvoir des pratiques de recrutement équitables et harmoniser les référentiels de compétences, afin de réduire l'écart persistant entre les savoir-faire acquis à l'étranger et ceux officiellement reconnus sur le marché du travail national.
Cette initiative intervient dans un contexte où le manque de débouchés professionnels et l'inadéquation entre les compétences disponibles et les besoins des employeurs continuent d'alimenter les projets de départ, notamment chez les jeunes. D’autre part, de nombreux migrants de retour peinent à reconstruire leur parcours professionnel et à retrouver une stabilité économique et sociale.
En 2025 seulement, l'OIM a accompagné le retour et la réintégration de plus de 4 000 ressortissants ghanéens. Une grande majorité d'entre eux a identifié la formation professionnelle, la certification des compétences et l'appui à la création d'entreprise comme des besoins prioritaires.