Électricité
Le Nigeria s’attaque au vandalisme de son infrastructure électrique
13.03.2026, 10:52
La Commission nigériane de régulation de l'électricité (NERC) et la Coopération allemande GIZ ont lancé un partenariat visant à lutter contre le vandalisme des infrastructures électriques au Nigeria, un phénomène récurrent qui fragilise l’approvisionnement en énergie du pays.
Le vandalisme inclut le vol de câbles, de composants de transformateurs et les intrusions sur les lignes de transmission provoquant des coupures d’électricité à grande échelle et des pertes financières significatives pour le secteur. Les actes de sabotage ont augmenté d'environ 25 pour cent durant le dernier exercice financier.
Partenariat avec des projets pilotes de surveillance
L'objectif de la NERC et de la GIZ pour les six prochains mois sera le déploiement de projets pilotes de surveillance dans des zones de distribution sélectionnées comme zones rouges, avec pour but d'atteindre une réduction mesurable de la perte d'équipement d'ici le troisième trimestre 2026. Cette coopération s’inscrit dans le cadre du Nigerian Energy Support Programme (NESP) cofinancé par l'Union européenne et le ministère allemand du Développement. Elle vise à renforcer la résilience du réseau électrique grâce au concours de solutions technologiques, institutionnelles et communautaires.
Le partenariat prévoit notamment le déploiement de systèmes de surveillance améliorés. Au-delà du matériel, il comprend la formation de techniciens nigérians et l’organisation d’ateliers régionaux destinés à sensibiliser les acteurs locaux et les communautés hôtes à la protection des infrastructures critiques.
La collaboration couvre aussi le cadre juridique des crimes liés à l'électricité. La NERC travaillera avec l'Assemblée nationale pour harmoniser les lois existantes, dont celle de 2023, afin d’accélérer les poursuites. Les procédures actuelles, jugées trop longues, réduisent l’effet dissuasif des sanctions. Selon la NERC, le remplacement des équipements vandalisés détourne souvent des ressources prévues pour l'extension du réseau et les modernisations technologiques. Une baisse du vandalisme réduirait les coûts des opérateurs et favoriserait une tarification plus stable pour les consommateurs.
Les autorités de régulation estiment que le vandalisme représente l’un des principaux obstacles à la stabilité du réseau national, aggravant les contraintes liées à l’insuffisance de production et aux limites des réseaux de distribution.