Mobilité durable

L’Afrique de l’Est progresse vers l’e-mobilité, selon une étude

5.01.2026, 08:10

À titre d’exemple, l'Éthiopie a enregistré 60 pour cent de VE parmi les nouvelles immatriculations en 2024 et l'Ouganda vise des immatriculations de véhicules zéro émission dès 2040.

L’Afrique de l’Est progresse rapidement vers l’adoption de la mobilité électrique, soutenue par le développement des énergies renouvelables, des initiatives industrielles locales, ainsi que par l’émergence de politiques publiques favorables, selon une étude récente du think tank allemand Agora Verkehrswende. L’étude analyse les développements relatifs à la mobilité électrique en Éthiopie, au Kenya, au Rwanda, en Tanzanie et en Ouganda, ces pays étant considérés comme les plus avancés de la région dans ce secteur. Elle souligne la croissance des véhicules électriques à deux et trois roues, ainsi que l'intégration progressive d'autobus électriques, en particulier dans les grandes agglomérations urbaines.

D'après les conclusions de l'étude, plusieurs gouvernements ont commencé à inclure la mobilité électrique dans leurs politiques nationales de transport et de climat. Ils offrent des incitations fiscales, des exemptions de droits de douane, ainsi que des projets pilotes pour tester des modèles économiques innovants. Le Kenya et le Rwanda se distinguent parmi les nations les plus proactives, bénéficiant d'un écosystème de start-ups en pleine croissance, axé sur l'assemblage local et les services de recharge.

L'étude recommande d'approfondir le partenariat entre l'UE et l'Afrique

La région dispose de ressources énergétiques et minières essentielles au développement de cette industrie. L'Éthiopie produit l'intégralité de son électricité grâce à l'hydroélectricité, alors que le Kenya tire près de 90 pour cent de son énergie de sources renouvelables. Le sous-sol de la Tanzanie renferme d'importantes réserves mondiales de graphite. De plus, le Rwanda et la Tanzanie disposent également de gisements de lithium et de cobalt.

Le rapport préconise un approfondissement du partenariat entre l'Union européenne et le continent africain. Selon Johannes Oetjen, analyste politique chez Agora, l'Afrique est en mesure de « sauter l'étape du moteur à combustion ». Un développement conjoint dans le domaine industriel offrirait à l'Europe l'opportunité de diminuer sa dépendance envers la Chine concernant l'accès aux minerais essentiels. Néanmoins, l'étude attire l'attention sur plusieurs obstacles significatifs, tels que l'insuffisance des infrastructures de recharge, les capacités restreintes des réseaux électriques, le prix élevé des véhicules électriques et le manque de cadres réglementaires uniformes.